Ségolène Royal investie, les clés d'un succès
Voilà !!! C’est fait !!! Ségolène Royal a été investie comme candidate du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles de 2007. Avec une victoire écrasante, plus de 60% des voix des militants, c’était certes une victoire attendue mais son ampleur a été quand même sous-estimée. Quelles sont vraiment les raisons de ce succès ?
La victoire sans appel de Ségolène Royal dans les primaires socialistes s’explique d’abord par ce qu’elle représente. Ségolène Royal incarne une rupture éminemment politique. Elle est la première candidate de la démocratie d’opinion. Alors que ses concurrents, Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius s’échinaient à bâtir leur candidature à l’intérieur du parti socialiste, Ségolène Royal a suivi une démarche exactement inverse. C’est à partir d’une popularité acquise dans l’opinion que la « Reine des sondages » s’est imposée avec succès comme la seule candidate capable de battre la Droite et éventuellement Nicolas Sarkozy en 2007.
Ségolène Royal a incarné tout au long de cette campagne des primaires une rupture d’image et de valeurs. D’abord, parce qu’elle est une femme et donc véhiculant une sensibilité que les « éléphants » du Parti Socialiste n’auraient pas. Aussi, en dépit de 25 années de carrière politique, elle fait figure de nouvelle arrivante. Pourtant, elle n’est pas dénuée d’expérience ministérielle, est Présidente de la région Poitou-Charentes, et cultive depuis ses débuts son statut d’icône médiatique : l’image de la ministre posant à la maternité avec son nouveau-né restera dans les annales.
En dépit de sa longévité politique, elle incarne pourtant cette autre manière de faire de la politique : aborder les problèmes concrets qui améliorent le quotidien du Français. C’est précisément ce que voulaient entendre les adhérents socialistes lassés des grands discours, des promesses non tenues et des théories économiques et sociales incompréhensibles. Son discours de proximité s’oppose au raisonnement théorique « mâle » et abstrait des autres leaders politiques de son parti. Ségolène Royal est devenue la figure naturelle du changement auquel aspirent les adhérents socialistes et, au-delà des frontières partisanes, bon nombre de citoyens.
Le chemin est encore long d'ici le printemps prochain. Et c'est bien la limite de la démocratie d'opinion. La candidate socialiste aura de grands défis à relever. Elle incarne déjà le charisme et la séduction mais cela ne suffit pas. Premier défi, rassembler le Parti Socialiste. Elle y a créé des fractures, des ruptures. Il lui appartient de les cicatriser. L’autre défi vient derrière. Il faudra qu’elle conserve sa différence, ce qui a fait son succès auprès des sympathisants et des militants. Et enfin, il faudra qu’elle propose aux Français un projet précis, clair et cohérent. Un VRAI projet qui pourrait la porter à l’Elysée où elle serait une Présidente de la République, capable de résoudre les grands maux de la France et de la représenter dignement et grandement dans le monde.
La victoire sans appel de Ségolène Royal dans les primaires socialistes s’explique d’abord par ce qu’elle représente. Ségolène Royal incarne une rupture éminemment politique. Elle est la première candidate de la démocratie d’opinion. Alors que ses concurrents, Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius s’échinaient à bâtir leur candidature à l’intérieur du parti socialiste, Ségolène Royal a suivi une démarche exactement inverse. C’est à partir d’une popularité acquise dans l’opinion que la « Reine des sondages » s’est imposée avec succès comme la seule candidate capable de battre la Droite et éventuellement Nicolas Sarkozy en 2007.
Ségolène Royal a incarné tout au long de cette campagne des primaires une rupture d’image et de valeurs. D’abord, parce qu’elle est une femme et donc véhiculant une sensibilité que les « éléphants » du Parti Socialiste n’auraient pas. Aussi, en dépit de 25 années de carrière politique, elle fait figure de nouvelle arrivante. Pourtant, elle n’est pas dénuée d’expérience ministérielle, est Présidente de la région Poitou-Charentes, et cultive depuis ses débuts son statut d’icône médiatique : l’image de la ministre posant à la maternité avec son nouveau-né restera dans les annales.
En dépit de sa longévité politique, elle incarne pourtant cette autre manière de faire de la politique : aborder les problèmes concrets qui améliorent le quotidien du Français. C’est précisément ce que voulaient entendre les adhérents socialistes lassés des grands discours, des promesses non tenues et des théories économiques et sociales incompréhensibles. Son discours de proximité s’oppose au raisonnement théorique « mâle » et abstrait des autres leaders politiques de son parti. Ségolène Royal est devenue la figure naturelle du changement auquel aspirent les adhérents socialistes et, au-delà des frontières partisanes, bon nombre de citoyens.
Le chemin est encore long d'ici le printemps prochain. Et c'est bien la limite de la démocratie d'opinion. La candidate socialiste aura de grands défis à relever. Elle incarne déjà le charisme et la séduction mais cela ne suffit pas. Premier défi, rassembler le Parti Socialiste. Elle y a créé des fractures, des ruptures. Il lui appartient de les cicatriser. L’autre défi vient derrière. Il faudra qu’elle conserve sa différence, ce qui a fait son succès auprès des sympathisants et des militants. Et enfin, il faudra qu’elle propose aux Français un projet précis, clair et cohérent. Un VRAI projet qui pourrait la porter à l’Elysée où elle serait une Présidente de la République, capable de résoudre les grands maux de la France et de la représenter dignement et grandement dans le monde.

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