Friday, June 06, 2008

I'm back

Je ne sais pas ce qui me pousse à écrire aujourd'hui!! Un besoin de partager mes pensées? De les immortaliser sur quelques lignes? Ou alors tout simplement mon réveil intellectuel après quelques mois de léthargie, voire de paresse intellectuelle?
Le Tout!! Je dirais!
Je ressens aujourd'hui le besoin de me sentir apte, de produire une intelligence symobolique qui me réconciliera avec moi-même, avec celle que je suis vraiment et avec celle que j'ai toujours rêvé d'être!!! Une Grande dame!!
Alors je vais m'atteler à ce que je sais mieux faire que quiconque, analyser, expliquer, donner mon opinion!!
Quel meilleur terrain que Dakar!! Dakar et ses feuilletons politiques! Dakar et ses mélodrames! Dakar et ses paradoxes! Dakar et ses bruits, ses odeurs qui ancrent en vous ce plaisir indescriptible et unique de plénitude et de bonheur d'être chez soi!!!
De quoi dresser un paradigme de l'homo senegalensis, dans toute sa splendeur, masculine ou féminine ou les deux à la fois, jonglant entre modernité et tradition, entre toubab attitude et kaw kaw attitude, galanterie et goujaterie, décence et indécence, mensonges et trahisons!!!
On n'est pas loin du soap opéra, d'où l'engouement certain des Sénégalais pour les télénovelas, ça leur rappelle trop leur vécu!!!
Ca gesticule, ça fait des pitreies, ça pleure, ça crie, ça accuse, ça magouille, ..........
Une vraie scène de théâtre avec la foi en sourdine!!

Monday, December 11, 2006

Jugement dernier pour Pinochet

A 91 ans, l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet est décédé, en homme libre. Justice est-elle faite?
Il n’en fut rien et il n’en sera jamais rien !

Ainsi, il n’en sera jamais rien pour Augusto Pinochet. Du moins en ce qui concerne la justice des hommes ! Son nom évoque les dix-sept années d’Etat de siège quasi permanent que vécut le Chili. Une dictature, au sens même du terme : une liberté d’expression bâillonnée, une opposition nulle et un lourd bilan, des milliers de morts et de personnes disparues, des centaines de milliers d’arrestations sans motif. Sauvé plusieurs fois de la sentence suprême par des imbroglios politico-judiciaires, le dictateur s’en est allé ce dimanche 10 décembre 2006, sans être jugé pour les crimes commis durant ses années de pouvoir au Chili. La frustration est grande ! Pour ses victimes et familles de victimes de son régime ! Frustrés de ne pas être confrontés à leur bourreau ! Frustrés de ne pas voir Pinochet condamné à la peine capitale ou à la perpétuité par un tribunal ! Mais surtout aujourd’hui c’est le monde qui voit échapper l’opportunité de faire de cet homme l’exemple universel de la fin de l’impunité pour tous les dictateurs du monde, qu’ils soient en fonction ou pas.


Le paradigme Pinochet

Est-il facile de faire payer à un dictateur le prix de ses crimes devant la justice ? Les dictateurs meurent-ils finalement sur leur lit, chez eux, entourés de leurs proches ? Le cas Pinochet est un paradigme, un cas d’école. Depuis 1998, malgré toutes les plaintes déposées contre lui, le dictateur chilien a toujours échappé à la condamnation. Le paraguayen Alfredo Stroessner y a échappé également et le tchadien Hissene Habré, en dépit de l’étendue des crimes qu’il a perpétrés, n’a pas encore été traduit devant une cour de justice. Le procès de Slobodan Milosevic a tourné court par le décès du prévenu. Qu’est-ce-que cela révèle au juste ? Un laxisme des autorités internationales envers ces criminels ? Une législation internationale inefficace ? Des réseaux de personnalités influentes, à savoir politiques, qui veilleraient à leur liberté ? Un phénomène qui dépasse largement le rationnel et le matériel ?


Qui sont donc ces hommes ?

Sont-ils des hommes ordinaires ? Peuvent-ils être soumis aux lois, être jugés comme tout le monde ? Ces grands criminels de l’Histoire resteront une énigme. Il reste que ce sont des êtres d’exception tant par l’horreur de leurs crimes que par leur héroïsation par certains qui iraient même jusqu'à demander un deuil national à leur mort.
En cette journée internationale des droits de l’homme, la mort de Pinochet vient réveiller la rancune de ces populations bafouées par un HOMME et qui n'ont pas toujours la chance d'avoir une intervention, quoique illégitime et contestable, du chevalier blanc américain, venu les délivrer et traquer leur bourreau.

Monday, December 04, 2006

L'art de se présenter

Comment ? Où ? étaient sur toutes les lèvres. La surprise, on l'attendait. Le téléspectateur, le lecteur de la presse. Tous embarqués dans cette machine médiatique, attendant avec impatience l'Annonce du jeudi 30 Novembre. Nicolas Sarkozy se devait de surprendre!

De Nicolas Sarkozy, icône médiatique et chantre de la “Rupture”, on attendait qu'il crée l'évènement, mais autrement. Une déclaration digne des meilleurs conseillers en communication, dans le faste, le sensationnel, l'inattendu!

Il est vrai que la déclaration de candidature pour la présidentielle est un exercice difficile. Les dorures de Matignon derrière Balladur en 1995 ou encore le fax de Jospin en 2002, resteront dans les annales politiques comme des ratés mémorables. Nicolas Sarkozy n'a pas échappé à cette malédiction. Un tollé ! L'évènement s'est réduit à quelques mots dans la presse régionale “Je suis candidat”. Mais l'évènement existe quand même. Il est là, dans le poids de ces trois mots, dans cette déclaration simple. Sa portée se matérialisera dans une fuite sur le site internet du quotidien Libération à la veille de la publication de l'interview du ministre-candidat. Mais s'agit-il vraiment d'une fuite? N'a t-elle pas été orchestrée par son entourage? L'objectif ? Faire la une du Journal télévisé un jour à l'avance ? Susciter la concurrence dans les medias?
Internet, lui, sort grand vainqueur de cette polémique et se pose en media incontournable, et même premier de la campagne présidentielle : celui des rumeurs, des coups bas, des bugs et des buzz. Nous sommes à un tournant de la culture médiatique française. Un nouveau scénario médiatique est en train de voir le jour. Internet informe. Les medias traditionnels diffusent.

Le poids des sondages, l'évidence de la candidature de Nicolas Sarkozy qui n'y pensait pas “seulement en se rasant”, n'a ainsi rien changé à l'intérêt et à l'engouement pour le rite de la déclaration de candidature. Bien sûr, c'est un peu loupé sur la forme pour Sarkozy mais il y a quand même du positif dans cette annonce. Face à l'investiture de Ségolène Royal et à son voyage au Liban, en Palestine et en Israël, Nicolas Sarkozy a réussi à faire la une de l'actualité.

Jugé moins rassurant que Ségolène Royal par les Français, Nicolas Sarkozy se pose désormais en candidat de la proximité. Face à la candidate socialiste, le Ministre de l'Intérieur semble avoir compris que les méthodes utilisées jusqu'à présent ne sont pas vraiment adaptées à ce contexte. Une nouvelle stratégie s'impose. Elle devra permettre de continuer à assumer la position sur laquelle il a bâti sa réputation et sa popularité tout en défendant cette “rupture tranquille” qu'il entend incarner à l'Elysée.

Sunday, November 26, 2006

La violence refait la une du JT


La violence conjugale n'est pas nouvelle. Ni la violence dans le sport; l'histoire des hooligans ou tout simplement de supporters vélés se confondant, tous azimuts, avec l'histoire du football. Seulement voilà! Cette semaine, ces actes de violence, et tant d'autres, viennent occuper la une de l'actualité française, venant gonfler les « chroniques de la violence ordinaire ».

42 sujets sur la violence dans le journal télévisé de TF1 dans la semaine du 19 novembre. Le champ de ce que l'on considère comme de la violence s 'étend aujourd'hui dans les médias des violences urbaines aux violences au sein du couple et de la famille, de la violence pédophile aux violences sur personnes ou sur institutions. Et, hasard, pur hasard, est rajoutée désormais à cette liste la violence des supporters de football surtout après le drame qui s'est déroulé jeudi 24 novembre au Parc des Princes où un supporter a été tué par un policier. Le terme « violence » est ainsi utilisé pour décrire des situations différentes les unes des autres et surtout transitoires pour la plupart. Conséquence, les journaux télévisés des grandes chaînes publiques et privées ne rendent plus compte de quatre ou cinq évènements distincts mais étoffent tous les jours, un seul et même phénomène : la violence dans la société française, et effet cumulatif oblige, sa montée. Les sujets changent. Le matraquage demeure.

Mais est-ce la violence qui augmente ? Ou l'intolérance et la vigilance à son égard ? Et, de quelle violence s'agit-il ? De délinquance ? Celle qui engendre l'insécurité ? On se sait vraiment plus. Tout n'est que confusion. Pour les grandes chaînes hertziennes, la violence est vraiment là. Qu'importe le ou les auteurs, les journalistes nous proposeront toujours une bonne scénarisation. Cest ainsi que quatre molosses « tueurs », qui, « en bande organisée », ont attaqué leur maîtresse ouvrent les journaux télévisés du 22 novembre dans la rubrique « Violence ». Leur mauvaise « éducation » est pointée du doigt ; les journalistes recueillent les témoignages d'experts, de voisins qui ne sentent plus en « sécurité », qui ont peur tout simplement ; le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, annonce des mesures à l'égard de ces chiens dangereux. Ce n'est pas sans rappeler ces jeunes des banlieues, qui, à plusieurs, agressent des personnes, créent la terreur dans leurs quartiers. TOUS DELINQUANTS!!!

Par tous ces reportages, s'il y a bien une chose qui subsiste en parallèle, c'est l'émotion suscitée. Avec cette déferlence de cas de violence, le téléspectateur se dit de plus en plus « Cela peut m'arriver ». Comme en 2002, cette théâtralisation, cette mise en scène de la violence fait monter l'anxiété, la peur. Mais l'insécurité fera t-elle la campagne de 2007 ? Il est trop tôt pour se prononcer mais une chose est certaine, elle fera toujours plus vendre que le chômage ou les 35 heures.

Sunday, November 19, 2006

Ségolène Royal investie, les clés d'un succès

Voilà !!! C’est fait !!! Ségolène Royal a été investie comme candidate du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles de 2007. Avec une victoire écrasante, plus de 60% des voix des militants, c’était certes une victoire attendue mais son ampleur a été quand même sous-estimée. Quelles sont vraiment les raisons de ce succès ?


La victoire sans appel de Ségolène Royal dans les primaires socialistes s’explique d’abord par ce qu’elle représente. Ségolène Royal incarne une rupture éminemment politique. Elle est la première candidate de la démocratie d’opinion. Alors que ses concurrents, Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius s’échinaient à bâtir leur candidature à l’intérieur du parti socialiste, Ségolène Royal a suivi une démarche exactement inverse. C’est à partir d’une popularité acquise dans l’opinion que la « Reine des sondages » s’est imposée avec succès comme la seule candidate capable de battre la Droite et éventuellement Nicolas Sarkozy en 2007.

Ségolène Royal a incarné tout au long de cette campagne des primaires une rupture d’image et de valeurs. D’abord, parce qu’elle est une femme et donc véhiculant une sensibilité que les « éléphants » du Parti Socialiste n’auraient pas. Aussi, en dépit de 25 années de carrière politique, elle fait figure de nouvelle arrivante. Pourtant, elle n’est pas dénuée d’expérience ministérielle, est Présidente de la région Poitou-Charentes, et cultive depuis ses débuts son statut d’icône médiatique : l’image de la ministre posant à la maternité avec son nouveau-né restera dans les annales.

En dépit de sa longévité politique, elle incarne pourtant cette autre manière de faire de la politique : aborder les problèmes concrets qui améliorent le quotidien du Français. C’est précisément ce que voulaient entendre les adhérents socialistes lassés des grands discours, des promesses non tenues et des théories économiques et sociales incompréhensibles. Son discours de proximité s’oppose au raisonnement théorique « mâle » et abstrait des autres leaders politiques de son parti. Ségolène Royal est devenue la figure naturelle du changement auquel aspirent les adhérents socialistes et, au-delà des frontières partisanes, bon nombre de citoyens.


Le chemin est encore long d'ici le printemps prochain. Et c'est bien la limite de la démocratie d'opinion. La candidate socialiste aura de grands défis à relever. Elle incarne déjà le charisme et la séduction mais cela ne suffit pas. Premier défi, rassembler le Parti Socialiste. Elle y a créé des fractures, des ruptures. Il lui appartient de les cicatriser. L’autre défi vient derrière. Il faudra qu’elle conserve sa différence, ce qui a fait son succès auprès des sympathisants et des militants. Et enfin, il faudra qu’elle propose aux Français un projet précis, clair et cohérent. Un VRAI projet qui pourrait la porter à l’Elysée où elle serait une Présidente de la République, capable de résoudre les grands maux de la France et de la représenter dignement et grandement dans le monde.

Monday, November 13, 2006

Nicolas Hulot, un candidat qui bouleverse le climat politique

Non content d'agacer les politiques en laissant planer le doute sur sa candidature en 2007, Nicolas Hulot dérange la planète écolo, déjà divisée.


Nicolas Hulot, candidat en 2007? Jusque là toléré par les hiérarques de l'écologie qui tant qu’il ne sortait pas de son cadre de bourlingueur de TF1, la perspective embarrassante de le voir, battre la campagne en vue de la présidentielle 2007 met mal à l’aise les Verts. Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche, pour 66% des Français, Nicolas Hulot serait le candidat à la présidentielle qui représenterait le mieux la défense de l'environnement, La candidate des Verts Dominique Voynet arrive loin derrière. Compliqué donc de le renvoyer dans ses cordes. L'irruption dans le débat de Nicolas Hulot est d'autant plus difficile à digérer pour les Verts qu'au terme d'un long et difficile débat ces derniers étaient parvenus péniblement à désigner leur candidat, Dominique Voynet et à taire momentanément leurs divisions.
Les Verts sont tout simplement incapables depuis plus de trente ans de se forger un corps de doctrine suffisamment solide pour créer une forte adhésion autour de leur combat, de constituer en France un véritable parti fédérateur. Voilà des années, que le mouvement écologiste se déconstruit électoralement. L’écho favorable dont ils bénéficiaient dans l’opinion s’est largement amenuisé. Les Français qui ont vu les écolos participer aux pouvoirs locaux, notamment à la Mairie de Paris, notamment sur la circulation urbaine, les ont depuis désavoués.
Nicolas Hulot serait-t-il alors l’homme de la situation, celui qui réveillera la conscience écologiste de chaque Français ? Mardi, devant un parterre de journalistes, stars du show-biz, il présentait son Pacte pour l'écologie. L'animateur y formule dix objectifs et cinq propositions concrètes. Il s'agit notamment de l'instauration d'une carte carbone et de la réforme de politique agricole commune. Mais avant tout, Nicolas Hulot propose la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable afin de placer l'environnement au sommet de l'Etat. Proposition que le socialiste Laurent Fabius s’engage à tenir. Fabius n’est pas le seul à vouloir « récupérer » l’animateur vedette : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, et même Dominique Voynet s’intéressent de plus en plus à lui.

Pourquoi ce fort intérêt soudain des politiques pour le combat de Nicolas Hulot ? Pour les Verts, la réponse semble claire. L’environnement c’est leur domaine. L’engouement autour de Hulot met au grand jour leur impuissance et leur échec à sensibiliser les Français aux questions écologiques. Vu sa popularité, l’animateur pourrait être le « troisième homme » s’il se présente aux élections. Tout l’intérêt pour les socialistes et l’UMP est de ne pas le faire arriver à l’élection et de le faire rallier son combat environnemental à leurs propres candidatures.

Nicolas Hulot a réussi son « coup » : faire de l’environnement un enjeu électoral.

Monday, November 06, 2006

Héroïne malgré elle

Anna Politkovskaïa, journaliste russe retrouvée assassinée devant son domicile ! Mama Galledou, jeune étudiante incendiée dans un bus ! La violence contre personne est omniprésente dans nos journaux du mois d’octobre.

Anna est une héroïne. De celles qui ont eu le courage de refuser la complaisance, le courage de raconter les histoires tues. Mama a aussi tout d’une héroïne, certes pas une héroïne politique qui aura sa place dans le Who’s who, mais une héroïne quand même. Sa terrible histoire a hélas tout pour plaire : un mauvais scénario de film noir, une bande de « racailles », une brillante jeune femme plein d’avenir, un bus incendié dans les quartiers Nord de Marseille. De quoi alimenter pour un moment les rubriques du voyeurisme médiatique. Et oui, les faits divers ont la faveur du public ; d’où leur forte présence dans les médias au détriment des questions de fond.

Ce qui fait de ce fait divers un événement, ce sont ses circonstances. Libération le titrait dans son édition du 29 octobre : « Le bus de trop ». Cet acte criminel rentre dans le florilège des bus incendiés de ces dernières semaines. Il en constitue le dernier palier. Preuve : plus de bus incendiés depuis dimanche !!! La surenchère s’arrête là. Mais quelle surenchère ? De violence certes. Mais plutôt la surenchère médiatique. Ce sont les médias qui, les premiers, ont déclenché cette machine infernale, en parlant d’ « anniversaire ». Et un anniversaire, cela se fête, en respectant la règle du B enflammé. B comme bougie ? Non, B comme bus. Les grands frères ont fait la une des medias du monde entier l’automne dernier. C’est à leur tour de faire la une du JT de Patrick Poivre D’Arvor, d’être cités sur Fox et le summum sur CNN. C’est leur heure de gloire ! Ils sont aussi héros. Héros du feuilleton 2006 du malaise des banlieues françaises mais pas héros malgré eux.

Il faudra s’atteler à la tâche de comprendre comment un groupe de jeunes gens a pu en venir à tant de violence criminelle. La motivation première est donnée par Nicolas Sarkozy : l’absurdité et l’esprit criminel d’une bande de voyous. Dès lors pour le Ministre de l’Intérieur, la question n’est plus seulement de savoir ce qui, dans la société française, se joue autour de ce crime, mais aussi d’entretenir ce stéréotype des jeunes de banlieues. Il y a quelque chose d’angoissant dans l’unanimisme construit autour de cet évènement alors que présomption d’innocence oblige, il faudra que l’enquête en cours s’achève. Il faudrait que l’on ait interrogé chacune des parties dans cette affaire : « présumés » auteurs, témoins et victimes, que les juges saisis livrent leur analyse des faits, que la juridiction compétente les juge, pour que chacun se fasse son opinion.
Tout cela prendra du temps ; de longs mois, tout au moins. Ce qui restera difficile et douloureux, ce sont les blessures de cette jeune femme et de sa famille. Mais cela personne n’en parlera : elle retombera bientôt dans l’anonymat au profit d’un autre fait divers.